Interdiction des moteurs thermiques : ce qui change réellement pour les automobilistes en 2035

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Publié le 19/02/2026 - Temps de lecture : 6 mins

Interdiction du moteur thermique en 2035 : vrai calendrier, assouplissements européens et impacts réels sur l’achat, la revente et la circulation.

Interdiction des moteurs thermiques

L’interdiction des moteurs thermiques à l’horizon 2035 s’est imposée ces dernières années comme l’un des symboles forts de la transition écologique européenne. Présentée initialement comme une rupture nette avec l’essence et le diesel, cette mesure a toutefois connu un tournant décisif entre fin 2024 et début 2025. Sous l’effet des débats politiques, des enjeux industriels et des réalités du marché, le cadre initial s’est progressivement assoupli. Pour les automobilistes français, cette évolution change la lecture du calendrier. Loin d’un arrêt brutal des véhicules thermiques, le scénario qui se dessine est celui d’une transition graduelle, marquée par des exceptions, des reports possibles et une coexistence prolongée des motorisations. Dans ce contexte, de nombreuses questions demeurent : achat, revente, circulation, choix technologiques… quelles seront les conséquences concrètes pour les conducteurs ? Distinxion propose un décryptage de ce que l’interdiction moteur thermique implique réellement à l’horizon 2035.

 

L’interdiction des moteurs thermiques en 2035, où en est-on vraiment ?

Le plan initial de l’Union européenne

À l’origine, l’Union européenne a acté en 2022, dans le cadre du Pacte vert, l’interdiction de la vente de voitures neuves à moteur thermique essence ou diesel à partir de 2035. L’objectif affiché était clair : atteindre la neutralité carbone du transport routier d’ici 2050 et accélérer la bascule vers des motorisations zéro émission.

Cette mesure, portée par la Commission européenne, visait avant tout les véhicules neufs. Il n’a jamais été question d’interdire la circulation des voitures thermiques déjà en circulation, mais bien de stopper progressivement leur commercialisation pour renouveler le parc automobile sur le long terme.

Des assouplissements majeurs depuis 2024

Depuis fin 2024, le discours s’est nettement assoupli. Plusieurs États membres, soutenus par leurs constructeurs nationaux, ont plaidé pour une flexibilité accrue. Résultat : le principe de l’interdiction en 2035 est maintenu, mais avec des dérogations technologiques et des possibilités de report pour certains acteurs.

Les hybrides rechargeables, appelés PHEV, et les véhicules à prolongateur d’autonomie de type EREV pourraient bénéficier d’exceptions, car ils combinent moteur électrique et thermique dans une logique de transition. Par ailleurs, un report pouvant aller jusqu’à cinq ans est évoqué pour certains constructeurs, afin de préserver la compétitivité de l’industrie automobile européenne face à la concurrence asiatique.

Des pays européens divisés

Les positions divergent fortement au sein de l’Union. L’Espagne s’oppose fermement à tout report, ayant massivement investi dans la filière électrique. L’Allemagne et l’Italie, sous la pression de leurs constructeurs, défendent au contraire une approche plus progressive. La France adopte une position intermédiaire, favorable à une préférence européenne et à une neutralité technologique, afin de ne pas dépendre exclusivement du tout-électrique.

Un calendrier plus flou qu’il n’y paraît

Officiellement, l’interdiction des moteurs thermiques reste fixée à 2035. Toutefois, une clause de révision est prévue entre 2026 et 2027, ce qui entretient une incertitude réglementaire aussi bien pour les constructeurs que pour les consommateurs. Pour les automobilistes, cette situation implique surtout une chose : la transition sera progressive, et non brutale.

 

Ce qui change concrètement pour les automobilistes

Peut-on encore acheter une voiture thermique neuve ?

Oui, et sans contrainte immédiate. Les voitures thermiques neuves peuvent être achetées au moins jusqu’en 2035, et potentiellement jusqu’en 2040 selon les assouplissements définitifs. Les stocks de véhicules essence et diesel resteront donc disponibles pendant encore de nombreuses années.

Dans ce contexte, les prix des thermiques pourraient même se stabiliser, voire baisser, sous l’effet de l’offre et de la demande. Pour certains automobilistes, notamment les gros rouleurs, le moteur thermique conserve une vraie pertinence économique.

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Pourra-t-on rouler en thermique après 2035

C’est l’un des points les plus mal compris. Oui, il sera toujours possible de rouler avec une voiture thermique après 2035. L’interdiction concerne uniquement la vente de véhicules neufs. Le parc existant pourra continuer à circuler sans limitation temporelle nationale.

Le marché de l’occasion thermique restera donc actif bien après 2035, en particulier pour les véhicules récents et bien entretenus.

Impact sur la valeur de revente

L’impact sera progressif et différencié. Les véhicules thermiques anciens, notamment les diesels Euro 5 et antérieurs, verront leur valeur baisser plus rapidement. En revanche, les modèles récents conformes à la norme Euro 6d, surtout en essence, conserveront une attractivité réelle à moyen terme.

Les occasions thermiques récentes de moins de 30 000 km, très présentes chez Distinxion, resteront recherchées pour leur fiabilité, leur compatibilité réglementaire et leur excellent rapport qualité-prix.

Les restrictions de circulation, un autre sujet clé

Indépendamment de l’interdiction 2035, les Zones à Faibles Émissions (ZFE) continuent de se développer. Elles reposent sur la vignette Crit’Air et concernent principalement les grandes métropoles. Les véhicules Crit’Air 3 et plus anciens sont progressivement exclus, tandis que les thermiques récents Euro 6d restent autorisés au moins jusqu’à 2030, voire au-delà selon les villes.

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Les alternatives aux moteurs thermiques traditionnels

Les véhicules 100 % électriques

La voiture électrique est la principale alternative soutenue par les pouvoirs publics. En 2025, les autonomies réelles oscillent entre 300 et 600 kilomètres selon les modèles, tandis que les infrastructures de recharge progressent rapidement en France. Les coûts d’usage restent nettement inférieurs à ceux du thermique, notamment grâce à un prix de l’électricité plus stable que celui des carburants.

Les aides à l’achat, comme le bonus écologique, restent un levier fort pour faciliter l’accès à ces véhicules. 

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Les hybrides rechargeables, un compromis crédible

Les hybrides rechargeables pourraient bénéficier d’exemptions partielles à l’interdiction moteur thermique. Capables de rouler entre 50 et 100 kilomètres en mode électrique, ils offrent une solution intermédiaire intéressante pour les automobilistes parcourant de longues distances tout en roulant majoritairement en électrique au quotidien.

Les technologies à prolongateur d’autonomie

Les véhicules EREV utilisent un moteur thermique uniquement comme générateur d’électricité. Cette technologie, développée notamment par certains constructeurs européens et japonais, pourrait être exclue du champ de l’interdiction stricte, car elle ne repose pas sur une propulsion thermique directe. Son statut réglementaire reste toutefois en discussion.

Biocarburants et carburants synthétiques

Les carburants alternatifs, comme le bioéthanol E85 ou les e-fuels, représentent une solution transitoire pour le parc thermique existant. Leur reconnaissance réglementaire reste incertaine, mais ils pourraient prolonger la durée de vie de nombreux véhicules thermiques compatibles.

 

Conseils pour anticiper la transition sans subir

Faut-il encore acheter une voiture thermique en 2025

Oui, dans de nombreux cas. Pour les conducteurs parcourant plus de 30 000 kilomètres par an, pour ceux disposant d’un budget limité ou vivant dans une zone peu équipée en bornes de recharge, le thermique reste pertinent. L’essentiel est de privilégier des modèles récents et conformes aux normes les plus strictes.

Miser sur l’occasion récente certifiée

Les véhicules thermiques de deux à trois ans, affichant moins de 30 000 kilomètres, offrent aujourd’hui l’un des meilleurs compromis du marché. Ils permettent d’économiser jusqu’à 30 % par rapport au neuf, tout en bénéficiant de technologies modernes et d’une compatibilité ZFE durable. Chez Distinxion, ces véhicules sont sélectionnés, contrôlés et proposés avec une garantie minimale de 12 mois, un véritable atout pour acheter en toute sérénité.

 👉 Guide utile :
https://www.distinxion.fr/guides-conseils/acheter-une-voiture/comment-acheter-une-voiture-doccasion-guide-complet 

Anticiper intelligemment la revente

À moyen terme, les motorisations essence devraient mieux se valoriser que le diesel. Les SUV compacts et les berlines bien équipées conservent également une meilleure cote. Un entretien régulier et un historique complet seront déterminants pour préserver la valeur du véhicule.

Rester informé des évolutions réglementaires

La réglementation continuera d’évoluer, avec une révision majeure attendue entre 2026 et 2027. Les règles des ZFE, les aides à l’achat et les exemptions technologiques devront être suivies de près pour adapter sa stratégie automobile.

L’interdiction des moteurs thermiques en 2035 reste un cap politique fort, mais sa mise en œuvre est désormais plus souple et progressive. Pour les automobilistes, la liberté de choix demeure à court et moyen terme. Les véhicules thermiques récents conservent toute leur pertinence selon les usages, tandis que la transition vers l’électrique s’opère progressivement. Dans ce contexte, l’occasion récente certifiée apparaît comme une solution à la fois économique, durable et rassurante. Distinxion accompagne cette transition en proposant un large choix de véhicules thermiques d’occasion faible kilométrage, conformes aux normes Euro 6d et garantis au minimum 12 mois. Une manière intelligente d’anticiper l’avenir sans renoncer à ses besoins actuels. Découvrez le point de vente Distinxion le plus proche de chez vous ! 

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